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A propos de ce site


Ce site constitue une aide précieuse pour tous les Témoins de Jéhovah qui souffrent d’une “déficience hétérosexuelle”. Cette expression a été imaginée pour définir tous ceux dont l’attirance sexuelle opère envers les membres du même sexe plutôt que des membres du sexe opposé.


Un soutien


Selon la compréhension que les Témoins de Jéhovah en ont, l’enseignement chrétien au sujet de la sexualité n’autorise l’intimité sexuelle que dans le cadre d’un mariage monogame entre un homme et une femme.


Il en résulte que tous ceux qui ressentent une attirance sexuelle pour les personnes du même sexe plutôt que du sexe opposé doivent relever un véritable défi.


Tous ceux qui s’efforcent de s’en tenir à cette compréhension des Témoins de Jéhovah sur le modèle biblique concernant les questions sexuelles sont les bienvenus ; ils pourront  y trouver et y apporter encouragement et soutien


Le Forum, qui n’est accessible qu’avec un mot de passe, constitue un espace amical de discussion, en vue d’un « échange d’encouragements »  (Romains 1:12).  Cela fait douze ans qu’il apporte un soutien, et il contient plus de quatorze mille contributions réparties sur trois cent cinquante sujets de discussion.


Nous vous invitons à lire ce qui suit, ainsi que la page Foire aux Questions (FAQ) de ce site.


Juin 2015.  Phil@witnesses.plus.com


Pourquoi un tel site ?


“Je croyais être le seul dans ce cas !”. Au fil des années, ce credo s’est imposé comme le plus souvent partagé. Oui, nombreux sont ceux qui ont vraiment cru qu’ils étaient le seul Témoin de Jéhovah « gay », autrement dit ayant une attirance sexuelle envers les membres du même sexe, plutôt que du sexe opposé.


Parmi les objets de la recherche scientifique, il en est de bien plus avancés que celui de l’attirance sexuelle… Pour autant, il est avéré que quels que soient le pays, la culture, l’ethnie ou l’époque, environ trois pour cent de la population ressentent une attirance pour les personnes du même sexe, plutôt que du sexe opposé.  Il a pu être vérifié, et souvent, que cette proportion se retrouve bel et bien au sein des congrégations de Témoins de Jéhovah.


De façon tout à fait remarquable, et sur la Terre entière, les Témoins de Jéhovah ont réussi à faire passer la culture après les Ecritures, parvenant à soumettre les traditions culturelles aux lumineux principes des Ecritures. Toutefois, il ne serait pas réaliste de penser atteindre la perfection dans ce domaine. En certains endroits, on ne parle pas librement de certaines questions, et cela se vérifie aussi dans la congrégation chrétienne. Aussi, celui qui cherche soutien et encouragement aura parfois du mal à les trouver.


En faisant une recherche sur la bibliothèque en ligne de la Watchtower, on constatera que les publications des Témoins de Jéhovah ont bien souvent souligné le besoin, lorsqu’on a à faire face à un problème particulier, de rechercher le soutien d’autrui, particulièrement de ceux qui se trouvent dans une situation similaire.


Voyez par exemple ces conseils donnés dans Réveillez vous ! du 22 juillet 2002 et du 8 juin 2003, qui traitent de la dépression postnatale :


"Parlez à quelqu’un de ce que vous ressentez, surtout à d’autres mamans”.  (statégie de combat numéro 1)


"Dites à vos proches ce que vous ressentez. Ne vous isolez pas et ne gardez pas vos sentiments pour vous". 


"Je vais beaucoup mieux grâce aux conseils de mon médecin, au soutien de ma famille et à des amis compréhensifs". 


"J’ai compris qu’l était très important de ne pas garder ses sentiments pour soi ». 


"Mes amis dans la congrégation m’ont apporté un magnifique soutien. Beaucoup m’ont envoyé de petits messages pour me faire savoir qu’ils pensaient à moi".


Loin de nous l’idée que ressentir une attirance pour les personnes du même sexe relèverait d’une forme de déptression ou d’une maladie mentale. Il s’agit simplement de souligner que lorsqu’on a à faire face à un défi de longue durée, et en particulier si cela implique les sentiments, il sera réellement utile de pouvoir en parler avec d’autres personnes et s’encourager mutuellement. Voilà pourquoi pour de nombreuses questions de santé, il existe des groupes de soutien mis en place par les patients eux-mêmes.


Il reste difficile, dans certains endroits, et parfois même dans les congrégations des Témoins de Jéhovah, de discuter de cette question (l’homosexualité, c’est-à-dire le fait de ressentir une attirance pour les personnes du même sexe, plutôt que du sexe opposé), c’est pourquoi ce site et le forum associé peuvent faire œuvre utile. 


En recherchant sur internet “Témoin de Jéhovah homosexuel”, ou d’autres termes de ce genre, vous tomberez sur divers sites créés  par des non Témoins qui ne partagent pas notre compréhension. Ce site n’a rien à voir avec ceux-là.


La section Forum du site ne s’adresse qu’aux Témoins qui sont membres actifs d’une congrégation. Le Guestbook remonte à l’aube de l’ère internet, mais garde tout son intérêt.


La conclusion de la chose, tout ayant été entendu : Crains le vrai Dieu, et garde ses commandements. Car c’est là toute l’obligation de l’homme”.  Ecclésiaste 12:13


Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même et prenne son poteau de supplice et me suive continuellement”  Marc 8:34


Ce site remplace le site witnesses.plus.com ouvert en 2003.




Pourquoi Moi? Essai Contribué:

Bien souvent certains ont pu se demander, dans diverses situations parmi les moins enviables: pourquoi moi? Le besoin impérieux de trouver un sens à ce qui nous arrive nous amène souvent à nous demander quels facteurs ont dirigé le sort, le hasard, la malchance, la coïncidence, etc... vers nous,... plutôt que vers quelqu’un d’autre! 

Il serait peu charitable de souhaiter que le malheur qui nous frappe ait plutôt jeté son dévolu sur quelqu’un d’autre. Quel sens y a-t-il alors à poser cette question « pourquoi moi » dans la situation qui nous opprime? 

On pourrait penser que je n’accepte pas l’idée d’être celui qui se trouve ainsi affligé. Que, sans me sentir supérieur à autrui, je considérerais comme plus « normal » ou naturel que cette calamité soit tombée sur une autre tête. Si c’est ce que vous pensez, vous vous méprenez. 

Car cela n’est pas vrai. Je pense au contraire que ce grand malheur, puisqu’il était inévitable qu’il touche quelqu’un, tôt ou tard, ici ou là, pouvait tout aussi bien me «choisir» pour cible. Cela ne me semble pas plus étrange que d’être né tel jour à tel endroit et dans telle famille. Le hasard ne fait pas bien les choses, il les fait, tout simplement. Pourquoi pas moi? 

En réalité, si j’aime tout particulièrement, dans notre cas, cette interrogation

«pourquoi moi?», c’est qu’elle met les gens qui l’entendent en face d’une réalité insoupçonnée et tend à remettre les pendules à l’heure. Je m’explique. Pour la plupart des gens, ce que nous considérons comme une tendance, innée ou reçue, mais sans notre assentiment, est davantage perçu comme un choix de vie et une déviation librement consentie. Evidemment, nous nous insurgeons contre une telle lecture simpliste d’un problème incompris et inimaginable pour eux. Il nous est tout bonnement insupportable d’entendre autant de gens affirmer sans l’ombre d’un doute que ceux qui sont « ainsi » l’ont bien choisi. On pourrait comprendre de la sorte la fameuse «rétribution qu’ils méritent», comme la juste conséquence d’un choix ou d’actes délibérés. Cette propagande est tellement assourdissante qu’elle a même, à un moment, failli me convaincre moi-même, ce qui a lourdement aggravé le poids de cette souffrance et l’auto-condamnation de ma conscience. Dangereuse méprise, heureusement écartée ensuite, grâce à l’évidence que je n’avais rien fait de particulier pour implanter ce désir au plus profond de moi-même. On pourra m’accuser éventuellement de l’avoir «cultivé», et le coup sera là plus insidieux. Mais j’objecterai, d’une part, qu’il en va de même pour les gens «normaux» et que l’on ne leur en fait pas reproche et que d’autre part, je pense l’avoir davantage combattu que cultivé. Et est-il juste d’ailleurs d’accuser quelqu’un de « cultiver » les mauvaises herbes de son jardin ? L’argument ne tient pas. En tous cas je ne me sens plus en rien « responsable » de cet état, peut-être inné (je ne le crois pas), peut-être reçu (mais de qui ?), peut-être acquis (mais comment?), en tous cas implanté en dehors de ma responsabilité et de mon moindre assentiment. Je plaide non coupable. Mais qui me suivra là dessus en dehors de mes «pairs», innocents comme moi ? 

Aussi, cette question «pourquoi moi?» apparaît parfaite pour souligner le fait que n’importe quel individu aurait pu naître ou grandir ainsi, à son insu et sans qu’il ait son mot à dire à ce sujet. Elle renvoie ainsi l’accusation qui est portée contre nous à son auteur, en lui suggérant ceci : «et si c’était vous ?».

De quoi faire réfléchir, au moins quelques secondes, ceux qui se considèrent à l’abri de ce grand malheur et croient qu’il n’y a pas de victimes et seulement des coupables... 

Je crois en fait qu’il faut bien que quelques uns portent ce poids, cette expression particulière du péché universel, pour que Jéhovah soit justifié jusque dans cette situation extrême. Si nous en acceptons le défi et l’enjeu, c’est bien pour répondre à l’adversaire dans son accusation immonde. L’enjeu est énorme certes, mais cette situation est, me semble-t-il, à la hauteur de l’enjeu : terrible épreuve d’une vie entière de solitude, de misère affective, d’isolement forcé, de refoulement, de déni de soi, d’incompréhension, d’appréhension, d’inquiétude chronique, de remise en question quotidienne.... Parmi toutes les combinaisons possibles, ce produit de l’imperfection est un chef d’oeuvre, et peut être l’épreuve la plus difficile. La réserve du « peut-être » nous apparaîtra même comme un simple scrupule, destiné à écarter toute condamnation supplémentaire pour présomption... 

Y a-t-il épreuve plus pénible qu’un homme ait à vivre toute sa vie durant ? Demandez à un homme s’il pouvait choisir, comme on le dit souvent, entre «la peste et le choléra», mettons par exemple entre souffrir d’une maladie génétique, avoir un handicap physique, être né dans un pays pauvre ou bien se trouver dans la situation où nous sommes, et la première hypothèse écartée sera, et sans discussion, précisément celle-là ! Ce qui en dit long sur la difficulté à le vivre, que tous comprennent bien, puisqu’ils écartent d’emblée, et avec répugnance, cette éventualité. Tout mais pas «ça» ! 

La mort à côté de l’épreuve semblerait presque une issue facile, si céder à la chair était l’unique solution. Pourtant, c’est une troisième voie que nous avons choisie. C’est l’étroit chemin qui mène à la vie, à la vie véritable, si loin de notre vie présente qui relève de l’irréel, de l’impensable et de l’indicible. La voie étroite chemine longuement, serpente, est cahoteuse et inconfortable, elle traverse des zones dangereuses, semble parfois totalement impraticable. Là où nous sommes, elle devient précipice, puis montagne infranchissable, et enfin corde raide. Allons-nous la quitter, en franchir les limites, faire marche arrière ? Nous le pouvons, beaucoup l’ont fait, mais nous pouvons aussi décider d’y rester coûte que coûte, fixer le sol, rester concentrés et, sinon avancer aussi vite que d’autres, y demeurer cependant, mais comme en équilibre instable. Nous pouvons renoncer à tout, accepter tout, simplement pour ne pas la quitter. Y rester «à tout prix», et cette expression n’est pas une figure de style ni une exagération, car nous en savons le prix, et nous ne l’avons pas encore totalement payé... 

Mais c’est l’unique chemin ! Peut-être resterons-nous bloqués aux endroits difficiles, peut-être reculerons-nous parfois, mais non pas pour la destruction. Nous y resterons debout. C’est le seul chemin, le seul qui nous mène hors de ce cauchemar, et nous y sommes debout, car Jéhovah peut nous faire tenir debout.